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MUR DE BERLIN, 
Trente ans de monde divisé 

Découvrez une série documentaire en 4 épisodes sur l'histoire du Mur de Berlin de sa construction à sa chute 

Depuis des siècles, l’humanité édifie des barrières pour marquer des territoires, surveiller des peuples et dessiner des appartenances. Les murs ne sont jamais neutres : ils racontent toujours une époque, un rapport au monde et une vision de l’autre. Aujourd’hui encore, alors que nous vivons dans un monde globalisé où les flux économiques, culturels et numériques n’ont jamais été aussi intenses, les frontières physiques n’ont jamais été aussi nombreuses. De Ceuta à la frontière américano-mexicaine, de la Cisjordanie à la péninsule coréenne, la multiplication des murs révèle un véritable paradoxe : jamais les sociétés n’ont été aussi connectées, mais jamais elles n’ont autant cherché à se fermer. Parmi toutes ces frontières, une seule s’est imposée comme un symbole universel : le Mur de Berlin. Non parce qu’il fut le plus long, le plus meurtrier ou le plus sophistiqué, mais parce qu’il concentrait dans quelques kilomètres de béton toute la violence idéologique du XXᵉ siècle. Le Mur ne séparait pas seulement deux quartiers, il opposait deux systèmes, deux récits du monde, deux visions de la liberté.  

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Il matérialisait la Guerre froide dans ce qu’elle avait de plus concret : une frontière armée au cœur de l’Europe, une ligne de tension permanente entre les États-Unis et l’URSS, un affrontement invisible mais total.  Construire ce Mur en 1961 fut un aveu politique autant qu’un geste brutal. Ce n’était pas une frontière défensive dressée contre un ennemi extérieur, mais une barrière érigée pour empêcher une population de partir. Le Mur de Berlin  a servi à retenir un peuple. C’est cette réalité qui le distingue de presque toutes les autres frontières de l’Histoire : il n’enfermait pas un territoire, il enfermait des individus. Ce mur était moins une ligne géographique qu’un enfermement social, psychologique et moral, et pour des millions de Berlinois de l’Est, il transforma la liberté en idée abstraite et la fuite en obsession quotidienne. La chute du Mur en novembre 1989 fit croire un instant à la victoire définitive de l’ouverture sur la séparation, à l’effondrement irréversible des murs comme mode de gouvernement du monde. Cette nuit-là, les images firent le tour de la planète : des inconnus s’embrassant, des familles se retrouvant, des marteaux frappant le béton comme pour briser l’Histoire elle-même. Berlin est donc devenue le symbole d’une renaissance démocratique, d’un monde qui s’arracherait enfin aux logiques de blocs, de peur et de guerre froide. Pourtant, cette euphorie fut aussi une illusion partielle. Car si le Mur de Berlin est tombé, l’idée du mur, elle, n’a jamais disparu. Aujourd’hui, les murs ne séparent plus des idéologies, mais des niveaux de vie, des trajectoires humaines, des espoirs inégaux. Ce ne sont plus les régimes qui enferment leurs citoyens, mais les États riches qui se barricadent face aux migrations, aux crises climatiques et aux déséquilibres démographiques. Les murs du XXIᵉ siècle sont rarement présentés comme des instruments de domination, mais comme des dispositifs de sécurité. Pourtant, ils remplissent une fonction similaire : trier, filtrer, exclure. Ils prétendent protéger des sociétés fragilisées, mais ils traduisent surtout une incapacité collective à penser l’avenir autrement que dans la fermeture.

Découvrez les épisodes de la série radiophonique 

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« De Stettin sur la Baltique à Trieste sur l'Adriatique, un rideau de fer est descendu à travers le continent. » - Winston Churchill

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